Alors que le texte doit “Hôpital, patient, territoire, santé”, défendu par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a fait l’objet d’âpres discussions à l’Assemblée nationale et doit être voté le 18 mars prochain par les députés, Nicolas Sarkozy s’est rendu vendredi dans le centre hospitalier de Rambouillet dans les Yvelines pour le défendre.
Face aux personnels de santé, le chef de l’Etat a lancé : “Il ne faut pas que vous craigniez la réforme (…). Qui pourrait me dire qu’il faut le statu quo à l’hôpital ? Personne (…) Je crois que cette réforme est juste, qu’il faut la faire”. Sous les applaudissements, Nicolas Sarkozy a précisé que “les médecins de villes (devaient) aussi faire des gardes” pour désengorger les services d’urgence des hôpitaux.
Sur la question centrale des moyens, Nicolas Sarkozy a rappelé qu’il avait “mis 358 millions d’euros sur la table” pour payer leurs heures supplémentaires et a confirmé la reconnaissance du diplôme des infirmiers au grade de licence à partir de septembre 2009. Mais “tout ne se réduit pas une augmentation des crédits”, a assuré le chef de l’Etat alors que les syndicats et l’opposition ont dénoncé le manque de moyens accordés à l’hôpital.


